Le Marathon de Bordeaux

15 Avril, 2017

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Ma course

Après le Marathon de la Rochelle en fin d’année 2016 où j’ai battu mon record, j’ai été contraint de m’arrêter de courir pendant 2 mois.

Ce marathon a la particularité de démarrer à 20H et, en comptant les coureurs du semi (14000), les marathoniens et les relayeurs, c'est pas loin de 20 000 coureurs qui se sont élancés sur le parcours le 15 Avril. Bordeaux n'étant qu'à 2h de route de Toulouse, la logistique était très simple, je suis parti en voiture samedi à 14H pour retirer mon dossard et le retour en voiture est prévu après la course, en prévoyant de partir vers 00h00 de Bordeaux, j'ai estimé qu'à 2H du matin je serais dans le lit en train de récupérer.

La récupération du dossard s'est faite relativement rapidement, heureusement que je prends à chaque fois un certificat médical "au cas où" car il m'a bien servi, je l'avais pourtant téléchargé sur leur site, mais ils ne l'avaient pas reçu.

J'ai fait le tour du village marathon, il y avait plusieurs stands, i-run, brooks, plusieurs marathons (le médoc, San Sebastian, Nice-Cannes,...) et le stand bio C'bon qui offrait de délicieux jus de fruit, pressés sur place. Après avoir fait le tour, j'ai décidé de jeter quelques papiers que j'avais avec moi puis je me suis dirigé vers les consignes. Et là, au moment de me changer, grande panique... je ne retrouve plus le dossard, je comprends de suite que j'ai dû par mégarde le jeter dans la poubelle. Un petit sprint... ouf, la poubelle n'a pas été vidée et le dossard n'est pas souillé... Petit moment de stress mais c'est bon je reprends mon souffle :)

Donc direction les consignes qui ferment à 19H pour laisser toutes mes affaires et je pars pour un petit échauffement. Vu que l'heure tourne, il est temps de rentrer dans le sas -3H. Il y a déjà pas mal de monde, je croise des personnes que je connais, on discute un peu, le temps passe plus vite. Le soleil nous réchauffe même à presque 20H. Petit à petit, je rentre dans ma bulle, je me remémore la préparation, elle n'a pas été parfaite car j'ai repris il y a seulement 3 mois après la coupure de 2 mois, mais dans l'ensemble j'ai fait de bonnes séances, je me sent prêt, reposé, sûr de moi, certainement trop, ce soir je vise moins de 3 heures,mais pas de record personnel.

Le silence de la foule annonce le départ imminent, un coup de feu sort de nulle part, allez c'est parti !! Au bout de 100m, je surveille ma montre, trop rapide, je suis à plus de 15km/h alors que je vise du 14,4km/h. Rapidement je laisse filer les coureurs et me met à mon rythme, un sourire pour le photographe que je connais au 2eme km.

Les premiers km se font sans encombre, heureusement que je suis parti devant car derrière j'ai l'impression que ça se bouscule. On traverse la Garonne pour passer dans ce qui me semble être un parc, cette partie n'est pourtant pas trop agréable car la poussière se soulève du sol en terre. Les spectateurs sont nombreux sur ces premiers kms. Puis, nous retraversons la Garonne. Sur le pont et à la sortie, c'est une marée de spectateurs qui nous encouragent. Je n'ai jamais vu autant de monde sur une course à pied, on se croirait au sommet d'un col pendant le tour de France !

Les km défilent, les semi-marathoniens bifurquent, nous voilà seuls avec les relayeurs. Autour de moi, je ne vois pas beaucoup de marathoniens. Je contrôle tous les km mon allure, je respecte à peu près les 4'10'' au km que je m'étais fixé. Par contre l'affichage des km ne me semble pas être régulier, car parfois je passe les km en 4'20'', parfois en 3'55''. Le semi est déjà là 1H27, pile dans les clous.

Les ennuis ne vont par contre pas tarder. A partir du 24ème, je commence à sentir des douleurs sous le pied gauche, puis au 28ème ce sont les deux pieds. Je ne sais pas d'où ça vient car mes chaussures ont déjà été éprouvées sur des sorties longues de 28km. Puis, entre le 28ème et le 30ème, les quadriceps se mettent à être douloureux, je sens bien que quelque chose ne vas pas, peut-être suis-je parti trop vite par rapport à mes capacités du jour... Quoi qu'il en soit il faut que je marche, pour soulager les quadriceps. Puis chaque remise en route devient plus dure, j'ai du mal à me forcer à courir, même malgré l'encouragement continu des bénévoles, des spectateurs et des coureurs.

Je me dis que c'est le coup du "mur", que tout va aller mieux dans quelques minutes, je n'atteindrais pas mon objectif, mais je ferais tout pour ne pas en être trop loin. Mais non, les km défilent, très lentement, trop lentement ... 9 minutes, 10 minutes par km. Là, il ne me tarde qu'une chose c'est d'arriver. Je me fais vraiment violence pour réussir à courir les 2 derniers km, à petite allure, mais ça y est la ligne d'arrivée est là, 3H 28’... Aucune joie, juste l'envie de récupérer la médaille, mes affaires, me changer, faire un petit tour au ravitaillement, reprendre le tramway jusqu'à la voiture et rentrer sur Toulouse.

Ce marathon aura remis les pendules à l’heure, je ne peux pas préparer un marathon en 3 mois après une coupure. J’ai été trop sûr de moi, mais le marathon reste un marathon, il faut être un minimum préparé pour espérer une performance. Ça me servira de leçon ! Enfin j’espère !

Conclusion :

Je conseille vraiment de faire ce marathon, l’organisation est vraiment bien faite, le public vraiment très présent, même s’il y a moins de monde quand on s’éloigne du centre. Il y a vraiment une très bonne ambiance, on m’a proposé plusieurs fois des bières sur le parcours :) et le fait de courir à la tombée de la nuit, ça change un peu. Il y a encore des petites choses à améliorer après cette 3ème édition car il n’y avait pas toutes les tailles de tee-shirt pour ceux qui ont fait le retrait du dossard vers la fin comme moi. L’éloignement des consignes et du ravitaillement de fin obligent à pas mal marcher et quand on vient de courir 42 km, on n'a pas envie de marcher !!! :) Le ravitaillement de fin n’était pas très bien indiqué et à priori plusieurs personnes ne l’ont pas vu. Des tisanes Yogi tea été servies sur le ravitaillement d'arrivée et ça c’était une super idée, car à minuit, il fait froid, même la couverture de survie n’arrivait pas à me réchauffer... et le fait de boire une tisane chaude, ça allait bien mieux !


Parcours
Bordeaux
Profil
Bordeaux

Photos

  • 1000 victoires sur 1000 ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même. Bouddha

  • Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon. Zatopek

  • N'est vaincu que celui qui croit l'être. Fernando de Rojas

  • Je ne perds jamais. Soit je gagne. Soit j'apprends. Nelson Mandela

  • J’entends souvent quelqu’un dire je ne suis pas un vrai coureur. Nous sommes tous des coureurs, certains courent plus vite que d’autres. Je n’ai jamais rencontré un faux coureur. Bart Yasso

  • J’ai eu autant de doutes que n’importe qui d’autre. Debout sur la ligne de départ, nous sommes tous des trouillards. Alberto Salazar

  • Que la route se lève pour vous rencontrer. Que le vent soit toujours dans votre dos. Proverbe irlandais

  • Vos jambes ne vous lâchent pas, c’est votre tête qui vous lâche. Continuez. Jillian Michaels

  • Peu importe la vitesse de course, tu seras toujours plus vite que ceux qui restent assis sur leur divan. Richard Paradis

  • Demandez-vous : « Puis-je en donner plus ? » La réponse est généralement : « Oui ». Paul Tergat

  • Le miracle n'est pas que j'ai terminé. Le miracle est que j'ai eu le courage de commencer. John Bingham

  • Visez la lune. Même si vous la manquez, vous atterrirez parmi les étoiles. Les Brown

  • Personne ne s’est jamais noyé dans la sueur.

  • Ceux qui pensent qu'ils n'ont pas le temps pour l'exercice physique devront tôt ou tard trouver du temps pour être malades. Edward Stanley

  • L'expérience est une lanterne que l'on a accrochée dans le dos et qui n'éclaire que le chemin parcouru. Confucius

  • Ce que l'on a pu faire ne peut prétendre annoncer ce que l'on va être capable de faire. Confucius

  • Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. Sénèque

  • La voix dans votre tête qui vous dit que vous ne pouvez pas le faire est une menteuse.

  • Levez-vous avec détermination, couchez vous avec satisfaction.

  • Ne craignez pas de courir lentement, craignez plutôt de rester immobile.

  • Chaque pas compte.

  • Ne vous embêtez pas juste d'être meilleur que vos contemporains ou prédécesseurs. Essayer d'être mieux que vous-même. William Faulkner

  • La différence entre un artiste et une paire de chaussures, c'est que l'artiste doit pouvoir partir avant de lasser, tandis que les chaussures, il vaut mieux les lacer avant de partir. Philippe Geluck

  • Je ne sais pas pourquoi, ce que je faisais semblait avoir un sens pour plein de monde. Ils ne voulaient pas croire que quelqu'un était assez bête pour courir autant sans raison. Forrest Gump

  • Nous courons, non pas parce que nous pensons que cela fait du bien, mais parce que nous aimons ça et nous n'y pouvons rien ... Plus la société nous restreindra et plus il sera nécessaire de trouver une issue à cette soif de liberté. Roger Bannister

  • L'épuisement des forces n'épuise pas les forces de la volonté ... Victor Hugo

  • On n'arrive pas au sommet en dépassant les autres, mais en se dépassant soi-même.

  • Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts, ni les plus rapides, mais par ceux qui n'abandonnent jamais.

  • Rien ne sert de courir, il faut partir à point.Jean de la Fontaine

  • Courir c'est être libre. Libre dans l'espace. Libre dans le temps. Libre dans la société. Libre dans sa tête.Benedict Maverick

  • Si tu te sens bien au cours d'un ultra, ne t'inquiète pas, ça va passer... Guillaume Millet